Si le Climat était une banque ils l’auraient déjà sauvé

Zachary Laub, Online Writer/Editor, and James McBride, Online Writer/Editor, Economics

Les 7 plus grandes économies du Monde, responsables de la majorité des émissions de GES des dernières décennies, se sont engagées … à poursuivre comme avant. François Hollande en avait fait « l’enjeu de ce G7 ». Et si l’on écoute la chancelière Merkel, il a même fallu batailler pour obtenir ce semblant d’accord.

Pourtant, rien dans les engagements du G7 ne fait espérer. Le G8 avait pris exactement les mêmes engagements avant Copenhague et nous n’oublions pas le résultat. Pire, le G7 se donne 85 ans pour décarbonner l’économie. Autant dire que le Climat peut attendre.

Nous ne nous félicitons pas de cette situation comme le fait le Président de la République. Surtout, nous ne perdons pas de vue que dans chacun de ces pays, y compris en France, les politiques menées sont totalement contraires à ces objectifs.

La préparation de la COP21 est donc toujours bien mal embarquée. Rappelons par exemple que le Japon – qui vient de signer le communiqué du G7 – n’a toujours pas rendu ses objectifs nationaux de diminution de GES prévu dans le cadre de la préparation de la COP21. Quelle est alors la crédibilité de ce communiqué du G7 ?

Si le Climat était une banque, il y a longtemps que le G7 l’aurait sauvé. Aussi, le Parti de Gauche appelle à se mobiliser avec les citoyens qui s’engagent au sein du mouvement Alternatiba et avec tous ceux qui ont décidé de ne pas attendre qu’il soit trop tard pour faire émerger un véritable mouvement citoyen de justice climatique.