Ferme des mille vaches : productivisme et affairisme socialiste

Voici un texte publié dans la Revue A Gauche du Parti de Gauche. Il est court et si le sujet vous intéresse, je ne peux que vous conseiller de lire l’excellent dossier sur le site Reporterre :

[Dossier Reporterre sur la Ferme des 1000 vaches]

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Il est 6H50 le mercredi 28 mai lorsque plusieurs dizaines de paysans s’activent au démontage d’une partie des installations de la ferme des mille vaches. Ils sont militants syndicaux de la Confédération Paysanne, beaucoup sont membres de son secrétariat national. L’objectif de ces paysans est d’interpeller les Ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie qui, le jour même, inaugurent le Printemps de l’agriculture biologique. Derrière les discours, la réalité : le matin, quatre paysans auront été arrêtés. L’après midi, alors qu’il allait rejoindre ses camarades en soutien aux interpellés, Laurent Pinatel, porte parole de la Confédération Paysanne sera violemment arrêté sur le quai de la gare.

La résistance contre le projet de la ferme des mille vaches est symbolique. Ce sont deux agricultures qui s’opposent. D’un côté une agriculture de proximité, paysanne, qui nécessite un travail humain important. De l’autre, cette ferme serait la plus grande de France. Il s’agit plutôt d’un site industriel. A l’origine de ce projet, un industriel local du BTP aux liens politiques douteux, Michel Ramery. L’objectif de cette usine est de produire un lait dont le coût de revient soit adapté à la concurrence internationale et de s’adosser un méthaniseur dont l’électricité – très subventionnée – serait revendue à EDF. Finalement, l’animal n’est plus qu’un sous-produit industriel permettant aux investisseurs de capter les subventions de l’état et les profits laitiers en écrasant les petits producteurs locaux.

Derrière cette bataille se cache l’affairisme des dirigeants socialistes. D’après Reporterre, l’entrepreneur Michel Ramery aurait remporté 772 marchés publics dans le Nord Pas de Calais depuis 2007 quand Vinci en aurait 211 et Bouygues 74. La fédération socialiste semble ne pas avoir été neutre dans cette ascension économique. Pas étonnant que le gouvernement préfère arrêter les syndicalistes. C’est un choix de classe.

Une lettre de la Confédération paysanne à François Hollande tirera l’alarme. C’est elle qui résume le mieux les enjeux : « L’industrialisation de l’agriculture se fait de plus en plus pressante, et chaque année, sous couvert de modernisation, le nombre de paysans diminue. Désormais, nous n’avons plus le choix : soit nous laissons faire, actant de ce fait la disparition des paysans, soit nous controns ce mouvement pour faire vivre une agriculture créatrice d’emploi, de dynamique des territoires, respectueuse de son environnement et de la souveraineté alimentaire. »

A l’heure où le GMT va accélérer la concurrence avec les Etats-Unis où la norme est déjà bien au-delà des milliers de têtes par exploitation, où la profession agricole est en train de négocier des subventions supplémentaires pour les jeunes agriculteurs qui s’installeraient dans des grandes installations, il est plus que nécessaire de réagir et de bloquer un projet qui pourrait bien devenir une norme. C’est notre choix de classe.

– See more at: http://www.lepartidegauche.fr/actualites/actualite/ferme-des-mille-vaches-affairisme-socialiste-28637#sthash.ejTkKqAW.dpuf

Il est 6H50 le mercredi 28 mai lorsque plusieurs dizaines de paysans s’activent au démontage d’une partie des installations de la ferme des mille vaches. Ils sont militants syndicaux de la Confédération Paysanne, beaucoup sont membres de son secrétariat national. L’objectif de ces paysans est d’interpeller les Ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie qui, le jour même, inaugurent le Printemps de l’agriculture biologique. Derrière les discours, la réalité : le matin, quatre paysans auront été arrêtés. L’après midi, alors qu’il allait rejoindre ses camarades en soutien aux interpellés, Laurent Pinatel, porte parole de la Confédération Paysanne sera violemment arrêté sur le quai de la gare.

La résistance contre le projet de la ferme des mille vaches est symbolique. Ce sont deux agricultures qui s’opposent. D’un côté une agriculture de proximité, paysanne, qui nécessite un travail humain important. De l’autre, cette ferme serait la plus grande de France. Il s’agit plutôt d’un site industriel. A l’origine de ce projet, un industriel local du BTP aux liens politiques douteux, Michel Ramery. L’objectif de cette usine est de produire un lait dont le coût de revient soit adapté à la concurrence internationale et de s’adosser un méthaniseur dont l’électricité – très subventionnée – serait revendue à EDF. Finalement, l’animal n’est plus qu’un sous-produit industriel permettant aux investisseurs de capter les subventions de l’état et les profits laitiers en écrasant les petits producteurs locaux.

Derrière cette bataille se cache l’affairisme des dirigeants socialistes. D’après Reporterre, l’entrepreneur Michel Ramery aurait remporté 772 marchés publics dans le Nord Pas de Calais depuis 2007 quand Vinci en aurait 211 et Bouygues 74. La fédération socialiste semble ne pas avoir été neutre dans cette ascension économique. Pas étonnant que le gouvernement préfère arrêter les syndicalistes. C’est un choix de classe.

Une lettre de la Confédération paysanne à François Hollande tirera l’alarme. C’est elle qui résume le mieux les enjeux : « L’industrialisation de l’agriculture se fait de plus en plus pressante, et chaque année, sous couvert de modernisation, le nombre de paysans diminue. Désormais, nous n’avons plus le choix : soit nous laissons faire, actant de ce fait la disparition des paysans, soit nous controns ce mouvement pour faire vivre une agriculture créatrice d’emploi, de dynamique des territoires, respectueuse de son environnement et de la souveraineté alimentaire. »

A l’heure où le GMT va accélérer la concurrence avec les Etats-Unis où la norme est déjà bien au-delà des milliers de têtes par exploitation, où la profession agricole est en train de négocier des subventions supplémentaires pour les jeunes agriculteurs qui s’installeraient dans des grandes installations, il est plus que nécessaire de réagir et de bloquer un projet qui pourrait bien devenir une norme. C’est notre choix de classe.

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Il est 6H50 le mercredi 28 mai lorsque plusieurs dizaines de paysans s’activent au démontage d’une partie des installations de la ferme des mille vaches. Ils sont militants syndicaux de la Confédération Paysanne, beaucoup sont membres de son secrétariat national. L’objectif de ces paysans est d’interpeller les Ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie qui, le jour même, inaugurent le Printemps de l’agriculture biologique. Derrière les discours, la réalité : le matin, quatre paysans auront été arrêtés. L’après midi, alors qu’il allait rejoindre ses camarades en soutien aux interpellés, Laurent Pinatel, porte parole de la Confédération Paysanne sera violemment arrêté sur le quai de la gare.

La résistance contre le projet de la ferme des mille vaches est symbolique. Ce sont deux agricultures qui s’opposent. D’un côté une agriculture de proximité, paysanne, qui nécessite un travail humain important. De l’autre, cette ferme serait la plus grande de France. Il s’agit plutôt d’un site industriel. A l’origine de ce projet, un industriel local du BTP aux liens politiques douteux, Michel Ramery. L’objectif de cette usine est de produire un lait dont le coût de revient soit adapté à la concurrence internationale et de s’adosser un méthaniseur dont l’électricité – très subventionnée – serait revendue à EDF. Finalement, l’animal n’est plus qu’un sous-produit industriel permettant aux investisseurs de capter les subventions de l’état et les profits laitiers en écrasant les petits producteurs locaux.

Derrière cette bataille se cache l’affairisme des dirigeants socialistes. D’après Reporterre, l’entrepreneur Michel Ramery aurait remporté 772 marchés publics dans le Nord Pas de Calais depuis 2007 quand Vinci en aurait 211 et Bouygues 74. La fédération socialiste semble ne pas avoir été neutre dans cette ascension économique. Pas étonnant que le gouvernement préfère arrêter les syndicalistes. C’est un choix de classe.

Une lettre de la Confédération paysanne à François Hollande tirera l’alarme. C’est elle qui résume le mieux les enjeux : « L’industrialisation de l’agriculture se fait de plus en plus pressante, et chaque année, sous couvert de modernisation, le nombre de paysans diminue. Désormais, nous n’avons plus le choix : soit nous laissons faire, actant de ce fait la disparition des paysans, soit nous controns ce mouvement pour faire vivre une agriculture créatrice d’emploi, de dynamique des territoires, respectueuse de son environnement et de la souveraineté alimentaire. »

A l’heure où le GMT va accélérer la concurrence avec les Etats-Unis où la norme est déjà bien au-delà des milliers de têtes par exploitation, où la profession agricole est en train de négocier des subventions supplémentaires pour les jeunes agriculteurs qui s’installeraient dans des grandes installations, il est plus que nécessaire de réagir et de bloquer un projet qui pourrait bien devenir une norme. C’est notre choix de classe.

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Il est 6H50 le mercredi 28 mai lorsque plusieurs dizaines de paysans s’activent au démontage d’une partie des installations de la ferme des mille vaches. Ils sont militants syndicaux de la Confédération Paysanne, beaucoup sont membres de son secrétariat national. L’objectif de ces paysans est d’interpeller les Ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie qui, le jour même, inaugurent le Printemps de l’agriculture biologique. Derrière les discours, la réalité : le matin, quatre paysans auront été arrêtés. L’après midi, alors qu’il allait rejoindre ses camarades en soutien aux interpellés, Laurent Pinatel, porte parole de la Confédération Paysanne sera violemment arrêté sur le quai de la gare.

La résistance contre le projet de la ferme des mille vaches est symbolique. Ce sont deux agricultures qui s’opposent. D’un côté une agriculture de proximité, paysanne, qui nécessite un travail humain important. De l’autre, cette ferme serait la plus grande de France. Il s’agit plutôt d’un site industriel. A l’origine de ce projet, un industriel local du BTP aux liens politiques douteux, Michel Ramery. L’objectif de cette usine est de produire un lait dont le coût de revient soit adapté à la concurrence internationale et de s’adosser un méthaniseur dont l’électricité – très subventionnée – serait revendue à EDF. Finalement, l’animal n’est plus qu’un sous-produit industriel permettant aux investisseurs de capter les subventions de l’état et les profits laitiers en écrasant les petits producteurs locaux.

Derrière cette bataille se cache l’affairisme des dirigeants socialistes. [D’après Reporterre], l’entrepreneur Michel Ramery aurait remporté 772 marchés publics dans le Nord Pas de Calais depuis 2007 quand Vinci en aurait 211 et Bouygues 74. La fédération socialiste semble ne pas avoir été neutre dans cette ascension économique. Pas étonnant que le gouvernement préfère arrêter les syndicalistes. C’est un choix de classe.

[Une lettre de la Confédération paysanne à François Hollande] tirera l’alarme. C’est elle qui résume le mieux les enjeux : « L’industrialisation de l’agriculture se fait de plus en plus pressante, et chaque année, sous couvert de modernisation, le nombre de paysans diminue. Désormais, nous n’avons plus le choix : soit nous laissons faire, actant de ce fait la disparition des paysans, soit nous controns ce mouvement pour faire vivre une agriculture créatrice d’emploi, de dynamique des territoires, respectueuse de son environnement et de la souveraineté alimentaire. »

[A l’heure où le GMT va accélérer la concurrence avec les Etats-Unis]  où la norme est déjà bien au-delà des milliers de têtes par exploitation, où la profession agricole est en train de négocier des subventions supplémentaires pour les jeunes agriculteurs qui s’installeraient dans des grandes installations, il est plus que nécessaire de réagir et de bloquer un projet qui pourrait bien devenir une norme. C’est notre choix de classe.